France insoumise!

Place de la République à Paris, 18 mars 2017. © https://twitter.com/sabine_gobin

100.000 personnes qui marchent joyeusement de Bastille à République… ça fait du monde! Au grand dam des gens qui pensent «dans les clous», la marche de la France insoumise, ce samedi 18 mars, a été un grand succès. Une marche fraternelle, chaleureuse, optimiste et pleine d’énergie.

Notre autocar de «Wallonie insoumise» a démarré de Liège vers 7 heures. Un arrêt à la station d’autoroute de Spy — j’embarque avec mes camarades, connus de longue date ou inconnus —, un autre arrêt à la station de Mons, puis direction Paris.

Nous débarquons place de la Bastille à 13 heures et sortons calicots et drapeaux, au milieu des Corses, des Bretons, des Alsaciens. Le drapeau wallon suscite immédiatement l’intérêt. Cinquante fois, cent fois au cours de l’après-midi («c’est quoi, votre drapeau?»), nous expliquons que nous venons au nom de la Wallonie insoumise. A chaque fois, accueil gentil («Bienvenue»), chaleureux («Ah oui, la Wallonie! Le CETA! Paul Magnette! Raoul Hedebouw!»), reconnaissant («Merci d’être là!»). Bref, on est tout de suite en famille.

Chant des Partisans, Chant des Wallons

Outre les drapeaux, Francis a eu la bonne idée d’emporter un mégaphone doublé d’un enregistreur: Chant des Partisans, Chant des Wallons. «On lâche rien, on lâche rien», «Une seule solution, l’Insoumission». Succès garanti!
Le cortège se déplace lentement, tant la foule est dense. Donc, rencontres, échanges, discussions. Et pas une goutte de pluie, comme quoi les prévisions météo ne sont pas toujours plus fiables que les sondages.
Guidés par un service d’ordre souriant, nous parvenons laborieusement place de la République, où Jean-Luc Mélenchon va prendre la parole «dès que, dit-il, tout le monde sera arrivé».

Marseillaise et Internationale

@ Mathilde Gardel

Le discours est rodé. Sans cesse ponctué d’applaudissements ou de «Résistance! Résistance!», le candidat aux présidentielles, porte-parole de la France insoumise, égrène les revendications du peuple de France: le rejet de l’austérité, le refus du règne de l’argent, la souveraineté populaire, la Paix au lieu des aventures guerrières…

Jean-Luc Mélenchon, l’homme que les médias n’aiment pas (parce qu’ils ont choisi Macron), a réussi son pari. Cent mille personnes l’ovationnent. L’émotion est palpable quand la foule entonne la Marseillaise, suivie de l’Internationale. Le chant de 89, puis celui de la Commune!

Pour nous, c’est l’heure de reprendre la route. L’autocar bourdonnera longtemps de discussions enfiévrées…


En complément

 Aperçu de la presse à propos de la marche
• Une analyse de la stratégie non avouée du PS

LAISSER UN COMMENTAIRE