Néron à la Maison Blanche, ou la fin du néolibéralisme

Puéril, obscène, outrancier, Donald Trump aimante depuis six mois les caméras et monopolise tous les talk shows du monde. Après l’élégant Obama, incarnation du rêve américain, ce Néron post-moderne s’est hissé au-devant de la scène à la stupéfaction du public mondial. Au son de sa lyre, les médias sifflent, applaudissent, vitupèrent, s’enflamment, et sont ravis. Il promet un show de quatre ans (renouvelables).

En monopolisant l’attention sur sa personne et son entourage, Donald Trump remplit parfaitement son rôle: faire obstacle à toute analyse sérieuse du trumpisme, fruit de l’extraordinaire confrontation qui, aujourd’hui, divise les élites du capitalisme américain. Le «trumpisme» constitue la première alternative sérieuse au «consensus de Washington» qui domine la planète depuis vingt-cinq ans. Cette nouvelle stratégie ne vise pas à sortir du capitalisme, mais au contraire à résoudre sa crise. Elle s’articule autour de trois composantes: la reconstruction de la souveraineté étatique; une idéologie anti-Lumières; et l’installation d’une nouvelle alliance de classes au cœur du pouvoir d’Etat.

La reconquête de la souveraineté étatique

Le néolibéralisme a constitué, pendant vingt-cinq ans, la base idéologique de la globalisation. Il se singularise par sa position à l’égard de la puissance de l’Etat. En simplifiant, on peut dire qu’il se sert de l’Etat-nation pour diminuer le pouvoir de l’Etat-nation. Il favorise non seulement la libre circulation des capitaux et des biens, mais aussi la migration mondiale des travailleurs. Il ne cherche pas à intervenir dans l’économie mais se contente d’arbitrer la compétition des entreprises et des travailleurs au moyen de quelques règles simples et neutres. Ce type d’Etat a pris la succession de l’Etat keynésien (périmé dès les années 1970). Il a sans conteste permis d’augmenter le taux de profit mais présente deux inconvénients politiques, devenus de plus en plus insistants.

« Démocratie. Quand même un idiot a son mot à dire. » Peinture murale de Furia Ack à Londres. © Matt Brown (https://www.flickr.com/photos/londonmatt)

D’abord, le néolibéralisme contrevient aux intérêts des classes dirigeantes locales et territorialisées. Celles-ci ne disparaissent pas quand apparait la classe dirigeante mondiale. Même si les cadres cosmopolites de Facebook, Amazon, Coca-Cola ou Google tiennent le haut du pavé, ils ne font pas disparaître par enchantement les élites qui, de Seattle à Miami en passant par Austin et Kansas City, dépendent de l’appareil d’Etat, local et national, pour asseoir leur prestige et leurs gains. Dès qu’une crise survient dans un territoire, ces élites locales sont mises en péril. Elles risquent de se faire expulser par voie électorale, et perdre tout accès aux circuits économiques. Or, justement, la crise est venue, terrible, en 2008. Les élites locales ont pris la tempête en pleine figure, alors que les élites mondialisées, tout sourire, faisaient du surf sur le tsunami qu’elles avaient elles-mêmes déclenché. La classe dirigeante américaine s’est déchirée entre une fraction cosmopolite, qui ne pense qu’au marché mondial, et une fraction nationale, orientée vers la gestion des territoires et de l’appareil d’Etat.

En second lieu, le néolibéralisme émousse dangereusement un outil indispensable des classes dirigeantes. Qu’on le veuille ou non, la construction d’institutions internationales est une entreprise risquée. Il faut négocier avec les autres pays pour signer des accords de libre-échange; attendre le bon vouloir d’un ingérable Conseil de sécurité pour intervenir militairement dans des zones stratégiques du capitalisme américain (comme le Moyen-Orient); se soumettre à un minimum de règles quand on adhère à un accord comme celui de l’Organisation mondiale du commerce. Cette «self-restraint» est pour certains de moins en moins supportable. Une partie de l’élite américaine reproche aux néolibéraux de trop s’engager dans le multilatéralisme et de casser cet instrument qui semble pourtant fait pour la servir: la souveraineté étatique.

Contrôle des migrants aux frontières, sortie des accords de libre-échange, mise en question des alliances militaires (l’OTAN) qui lient les mains de l’Etat américain, dévitalisation de l’ONU: la stratégie de Donald Trump remet l’Etat-nation au centre du jeu. Le but n’est pas de dé-mondialiser le capitalisme américain, mais de le lui redonner le pouvoir de mondialiser ce qui l’intéresse (par exemple, le secteur financier) tout en lui laissant les moyens de dé-mondialiser ce qui pourrait être aussi rentable sur une base nationale (par exemple, l’industrie automobile). Le néolibéralisme voulait un Etat-arbitre, qui fasse respecter les règles minimales et se soumette lui-même à un arbitrage international. Le trumpisme veut un Etat-joueur, qui pratique une mondialisation sélective et s’engage agressivement «pour gagner». Il est donc disposé à enduire quiconque prétend jouer à l’arbitre international de goudron avec des plumes.

Témoignage éloquent: les raisons de l’opposition de la nouvelle administration américaine au TTIP et au TPP sont aux antipodes de celles qu’a invoquées la société civile européenne. Celle-ci ne s’est opposée à ces accords internationaux que parce qu’elle veut plus de régulation des échanges. A l’inverse, Trump y voit un excès de régulation. Selon lui, tout ce qui ressemble à une règle mérite d’être abattu sans pitié, même s’il s’agit de marché minimalement équitable.

Un « Trump sucks » avec la mention « ceci est le seul mur que tu obtiendras ». San Francisco

Une idéologie anti-science et anti-droit

Le deuxième pilier du néolibéralisme à abattre? Les croyances dans les valeurs universelles de la science et du droit.

L’élite américaine néolibérale est capitaliste, certes; mais elle croit aussi, fondamentalement, viscéralement, à la modernité culturelle, au point de verser, volontiers, dans le scientisme. Les plus grands succès des Etats-Unis ne sont-ils pas dus à l’alliance du capitalisme et de la technique? La bombe atomique, la conquête spatiale, le développement d’internet et, demain, le «transhumanisme» [1] sponsorisé par Google? Pourtant, la médaille a son revers. Le discours scientifique ne soutient pas seulement le capitalisme; il peut, simultanément, y mettre un frein. Lorsque le GIEC sort un rapport bien construit et validé scientifiquement, il n’aide pas la classe dirigeante, mais la culpabilise et la limite. La science enseigne l’universalité de l’espèce humaine, l’égalité des cultures, la fragilité de l’écosphère. C’est elle aussi qui documente la fonte des glaces, le changement climatique, la destruction de la biodiversité. Sans le discours de la science, il n’y a plus de crise écologique!

Le néolibéralisme ne se pique pas seulement de science, mais également de droit. Au cours des quarante dernières années, le pouvoir du juge s’est étendu, aux Etats-Unis comme ailleurs. La «constitutionnalisation» représente une pièce essentielle de la stratégie des élites néolibérales, qui n’ouvrent des marchés que s’ils sont au moins partiellement accompagnés de droits de l’Homme et de «due process». Or, adjuvant puissant du capitalisme, le droit représente, comme la science, un obstacle potentiel à l’accumulation du profit: il permet de lutter contre les discriminations, impose des standards minimaux de protection sociale, promeut des règles environnementales, pourfend la corruption. Tel un cheval de Troie, il peut abriter des mouvements sociaux qui à coups d’avocats et de résolutions juridiques imposent progressivement leur agenda, par exemple en matière de salaire minimal et d’environnement.

Par leur ambivalence, la science et le droit créent donc un risque de régulation qui ne convient plus à une fraction grandissante du capital américain. A ses yeux, le programme des Lumières est devenu profondément contre-productif. Elle ne lésine donc plus sur les alliances: elle est prête à s’allier aux forces culturelles les plus rétrogrades pour briser les croyances rationalistes qui lui portent ombrage. Religieuses, racistes, crypto-fascistes, ces forces existent depuis la fondation du pays. Elles ne sont que rarement arrivées au pouvoir et quand elles y étaient (par exemple, sous la présidence de George Bush Jr.), elles ont été entravées par le reste de la classe dirigeante. Mais aujourd’hui, les choses ont changé. Les juges sont priés de rentrer dans le rang. Tel Joker s’emparant de la mairie de Gotham City, l’obscur Steve Bannon a pris ses quartiers à quelques mètres du bureau ovale, entouré de ministres créationnistes, suprématistes blancs ou climato-sceptiques.


On peut se demander pourquoi ce mouvement anti-Lumières [2], hier encore minoritaire, passe aujourd’hui au-devant de la scène. Deux processus peuvent expliquer ce changement culturel. Le premier est la montée en puissance de médias asservis au consumérisme et orientés vers le divertissement permanent. Ils ont marginalisé le débat public sérieux et créé une culture «post-truth» qui a précédé (et non pas suivi) la victoire de Donald Trump. Le second processus à prendre en compte est plus souterrain: il s’agit de la progressive destruction de la culture scolaire des Etats-Unis. Martha Nussbaum [3] avait attiré l’attention sur ce point capital dès la fin des années 1990. Elle avait souligné combien la disparition des cours d’histoire, la réduction des enseignements littéraires et des humanités en général, fragilisaient la capacité de porter un jugement critique, soucieux de vérité, empathique et décentré. A la place, un enseignement technique, orienté vers le marché, immédiatement utilisable, a réorienté les esprits des jeunes Américain·e·s vers un subjectivisme moral qui s’accommode parfaitement des dogmatismes les plus insensés. Pour la première fois depuis les années 1930, le terrain semble propice, dans les sociétés capitalistes avancées, à une mutation culturelle placée sous la bannière anti-Lumières.

La recomposition de la base sociale de l’Etat américain

Antonio Gramsci expliquait que dans les démocraties capitalistes, le pouvoir politique n’appartient pas directement à la classe économiquement dirigeante. Il appartient plutôt à la fraction de la classe supérieure qui parvient à nouer un compromis avec des fractions significatives de classes subalternes. Les conseillers de Donald Trump n’ont probablement pas lu les classiques marxistes, mais ils ont quand même compris que pour modifier le rapport de forces au sein de la classe dirigeante américaine, il fallait chercher une alliance avec une fraction du monde populaire. C’est le troisième fondement du trumpisme.

Les élites néolibérales avaient cherché, depuis les années 1980, à faciliter le plein emploi par des mesures d’activation et de flexibilisation du marché du travail. Elles compensaient ces efforts demandés à la classe populaire par des promesses à moitié tenues de lutte contre les discriminations, parfois accompagnées de discours généreusement multiculturels. Pendant vingt-cinq ans, les cérémonies néolibérales «in town» ont servi du Martin Luther King, du Mandela et des droits de l’Homme à toutes les sauces, tout en appelant à l’activation des travailleurs. Bref, au pacte keynésien (loyauté des masses contre redistribution sociale), les élites avaient substitué un pacte nouveau, beaucoup plus défavorable (loyauté des masses contre équité des marchés). Dans les versions les plus progressistes, ce pacte pouvait aller jusqu’à la discrimination positive en faveur des minorités. D’un côté, le parti républicain incarnait l’aspect dur et activateur de ce pacte; de l’autre, le parti des Clinton et Obama mettait du sucre dans le café amer en disputant à perte de vue des droits des homosexuels, transgenres, noirs et latinos. L’Obamacare a constitué la rare et timide exception à 25 années de destruction des politiques de redistribution.

Une des affiches réalisées par Sabo, artiste urbain pro-Trump. Los Angeles.

Mais cette construction de la classe populaire comme une collection de minorités qui n’aspirent qu’à s’intégrer loyalement dans le système moyennant une correction de leurs handicaps spécifiques, a totalement laissé de côté une fraction grandissante de travailleurs qui n’appartiennent à aucune minorité ethnique ou sexuelle mais n’en subissent pas moins les effets dramatiques de la crise. Aux Etats-Unis, les inégalités de classe se sont dramatiquement aggravées. A l’occasion de la crise immobilière, des millions d’Américains ont été expulsés de leurs logements [4]. Dans les Etats en voie de désindustrialisation, les classes moyennes inférieures et les couches populaires blanches ont découvert l’économie informelle et les stratégies de survie, où elles se trouvent en concurrence avec les migrants, clandestins ou semi-clandestins.

En réalité, la base sociale des deux partis (démocrate et républicain) est aujourd’hui menacée d’effondrement: le parti démocrate a assisté, effrayé, à la montée dans ses propres rangs du socialiste Bernie Sanders, qui réalisa un score inattendu contre Hillary Clinton; le parti républicain s’est divisé entre une vieille garde, incarnée par McCain, et les jeunes loups menés par Trump, qui ont réussi contre toute attente à l’écraser.

L’alliance de classe nouvelle que tente Donald Trump consiste à vouer aux gémonies les minorités ethniques. Tout ce qui représente une minorité est désormais l’ennemi. Mais le président tient à montrer que les élites cosmopolites se trouvent aussi dans son viseur.

L’artiste urbain Plastic Jesus a détourné l’habituel panneau de parking et il s’en trouve maintenant un peu partout aux USA. Ici devant la Trump Tower à Chicago. © WGN News

On pourrait à juste titre faire remarquer que cette nouvelle alliance n’est, jusqu’à présent, qu’électorale. Elle se résume à deux choses. D’une part, Trump a réussi à créer une sorte de miroir médiatique dans lequel se reconnaît une partie de l’électorat oublié du néolibéralisme. A coups de tweets provocateurs, il a porté la lutte des classes dans le champ culturel et symbolique. D’autre part, son programme avance la mirobolante promesse d’un retour des investissements sur le sol national. Mais on n’enregistre pas le début d’un consensus sur ce point dans la classe capitaliste américaine. Peut-il devenir patriote, le financier américain, au point de réduire ses perspectives de profit pour investir dans son pays? Difficile à croire [5]. Quoi qu’il en soit, le culot médiatique et les promesses gratuites ont permis l’inattendue victoire d’une campagne des 100 jours menée tambour battant.

L’avenir du trumpisme

Face à ce tournant historique, on peut se poser deux questions: une telle stratégie casse-cou possède-t-elle la moindre chance de s’implanter durablement dans le paysage politique américain? Peut-elle s’étendre en Europe?

La première question appelle une réponse prudente. Nous nous trouvons objectivement en situation de crise systémique, donc de profonde incertitude. On l’a déjà vu au cours des deux siècles passés: quand la classe capitaliste se trouve dans un profond désarroi, elle peut placer sa confiance dans des Bonaparte capables d’encadrer les masses. Mais alors, elle provoque la rupture du lien entre capitalisme et démocratie.

Si nous parcourons rapidement les composantes du programme de Trump, on peut considérer froidement que la première composante, «souverainiste», constitue l’aspect le plus prometteur pour lui. Il rencontre peu de résistance dans un pays dévasté par le marché. Comme tous les peuples de la terre, les Américains sont à la recherche de protection et de solidarité; ils les trouvent dans la plus évidente des communautés politiques, la nation. En deuxième lieu, l’anti-juridisme peut constituer une option porteuse sur le plan électoral. Il lui faudra cependant affronter une tradition légaliste très profondément ancrée dans la démocratie américaine, notamment dans les Cours, les tribunaux et les Law Schools dont le prestige n’a jamais pâli. En revanche, troisièmement, la composante anti-science risque de susciter une révolte durable et organisée au sein de l’élite du pays, dans les universités, les médias, les administrations et les entreprises. On peut penser qu’il s’agit de l’aspect le plus faible de l’idéologie que Trump cherche à promouvoir. Quant à la nouvelle alliance de classe, enfin, elle n’en est qu’au stade des promesses. Rien ne garantit que l’administration Trump parvienne à réconcilier l’aile financière du capitalisme américain avec les investissements préférentiels qu’appellent les élites locales. Même si elles ont voté Trump en 2016, les classes populaires pourraient donc déchanter très vite en voyant ne fleurir aucun emploi stable dans les districts dévastés par la crise.

Peinture murale à Miami. © Alessandro Abate (https://sandroabate.smugmug.com/Trump-Mural/n-N8jNXk)

Cette stratégie ne constitue-t-elle pas un produit spécifiquement américain, donc inexportable en Europe? Malheureusement non. Tous les facteurs de crise qui ont permis l’émergence du trumpisme se retrouvent sur le Vieux Continent. Comme aux Etats-Unis, les élites de gauche et de droite ont délaissé une partie des classes populaires. Ainsi, à l’instar du parti démocrate américain, le parti socialiste français a cherché, sur les conseils de Terra Nova [6], à transformer la question sociale en problèmes des «minorités». Comme aux Etats-Unis, on voit se développer une opposition frontale entre élites nationales, tournées vers la conquête de l’Etat, et élites cosmopolites, orientées vers le marché global. Une violente réaction à l’égard du prétendu «empire du droit» est en train de s’esquisser non seulement dans les pays d’Europe centrale, mais aussi en Angleterre ou en France. Les conseillers de Trump n’ont pas inventé la stratégie de la nouvelle alliance de classes; ils ont simplement tiré les leçons des succès de Marine Le Pen. Ils n’ont pas découvert la puissance des stratégies médiatiques de bas étage; la recette leur en a été soufflée par les campagnes électorales de Silvio Berlusconi. Seul point de consolation: en Europe plus encore qu’aux Etats-Unis, la composante anti-science est le maillon faible d’un programme par ailleurs tragiquement plausible.

Le trumpisme dépasse de loin la personne de Donald Trump. Il durera au-delà de ses gesticulations histrioniques car il charrie des éléments très profonds de la culture politique des sociétés occidentales. Il peut séduire les classes dirigeantes parce qu’il répond à la crise sociale et environnementale du capitalisme par plus de capitalisme encore. On mesure d’autant mieux l’ampleur nécessaire de la réponse, qui n’est pas impossible — Bernie Sanders en témoigne tous les jours — mais qui appelle de la gauche occidentale une lucidité dont elle a perdu l’habitude.


[1] Le transhumanisme est le mouvement qui prône le dépassement des limites biologiques de l’espèce humaine par les sciences et les techniques.

[2] J’emprunte la notion à Zeev Sternell, Les anti-Lumières, Fayard (L’espace du politique), Paris, 2006

[3] Martha Nussbaum, Not for Profit: Why Democracy Needs Humanities, Princeton University Press, Princeton & Oxford, 2010

[4] Sur les inégalités américaines et les expulsions comme symptôme du nouveau capitalisme, cf. Saskia Sassen, Expulsions. Brutalité et complexité dans l’économie globale, trad. Pierre Guglielmina, Gallimard (NRF Essais), Paris, 2016.

[5] A ce sujet: Guillou Sarah, Trump peut-il vraiment réindustrialiser les Etats-Unis?, Le blog OFCE, 20 janvier 2017

[6] Terra Nova est une «boîte à idées» à laquelle on prête une influence déterminante sur les orientations du Parti socialiste français lors des présidentielles de 2012.

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